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Association Rêves d'Afrique : Problèmes de la mendicité et de la précarité des talibés
Nous avons deux types de talibés : les talibés résidents dans la ville, qui sont à la charge des parents et qui ont une éducation de base à l’école et une éducation religieuse avec le marabout. Ces parents versent une somme au marabout pour survenir à ses besoins. Nous avons aussi les talibés étrangers qui sont à la charge du marabout. Ce dernier n’a alors aucun revenu pour habiller, nourrir et loger le talibé.
La mendicité de ses enfants est la seule solution qu’il trouve pour les faire vivre. Il ne peut pas refuser d’enfants dans son daara car c’est important pour sa religion et le Coran dit d’ailleurs : « Tu dois aider ton prochain ». Ainsi, nous tâcherons d’évoquer les problèmes que rencontre ce second type de talibés. |
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L’activité principale de ces talibés est de mendier, ils y consacrent en moyenne 10 heures par jour.
L’argent demandé aux talibés par leurs marabouts varie selon le lieu où se trouvent les écoles : dans les quartiers périphériques de Dakar, un enfant doit verser 250 à 500 francs CFA et dans le centre-ville, le versement quotidien peut atteindre 3000 francs CFA.
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| Ceux qui font preuve d’indiscipline sont parfois soumis à de mauvais traitements corporels et à des privations de nourriture. Certains se révoltent contre cet état et surtout appréhendent les châtiments corporels et autres forment de sanctions et préfèrent fuguer. Ils opèrent ainsi la rupture avec le marabout et s’installent définitivement dans la rue, leur lieu de culture, leurs repères, leur site de travail et ils vont intégrer des bandes d’ex-enfants talibés. |
Les talibés peuvent être considérés comme des SDF tant leurs conditions d’hébergement sont précaires. Le daara est une maison inachevée qui manque d’eau, d’électricité et de sanitaires. Certains vivent dans des baraques de fortune, d’autres dorment sur terre à la belle étoile dans la cour de la maison ou ailleurs.
Les conditions de vie, de sommeil, d’hygiène et de nourriture font que les talibés sont immanquablement victimes des différentes épidémies telles que la gale, le paludisme, le choléra, et ne profitent presque jamais des campagnes de vaccination.
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| Du fait de leur difficile accès à l’eau, ils ne se lavent pas régulièrement. S’ajoute à cela que les diverses blessures qu’ils encourent s’infectent bien souvent par manque d’hygiène. Ils portent des vêtements sommaires et en mauvais état et n’ont pas tous des chaussures. Peut-être pour des raisons de rentabilité, les talibés sont tenus en permanence dans un état malpropre. Plus l’aspect extérieur est misérable, plus on fait pitié et plus on gagne « au change ». En allant de maison en maison à la quête de nourriture, les talibés recueillent les restes de repas de toutes sortes dans leur pot rouge. Cela constitue ce qu’on appelle « le mélange repoussant » et contribue à rendre précaire la santé du talibé. Ces enfants n’ont pas non plus accès aux soins médicaux : Ils sont seuls et sans aide |
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