La santé, un premier pas vers la dignité pour les Talibés.
Les Talibés au centre du Daara vivent dans une promiscuité qui génère de nombreux cas de maladies. La plus répandue est la gale, qui touche 90% des enfants. Cette maladie cutanée, qui reste bénigne et soignable dans la société occidentale, est un fléau pour ces enfants. Le manque quasi-total d’hygiène favorise le développement des plaies et des infections.
Rêves d’Afrique a pris l’initiative de pénétrer au sein du Daara Abdoulaye Cheik Seck situé sur l’île de Saint-Louis, afin d’y mettre en place une étude des besoins le 21 avril.
Après négociation avec le propriétaire du lieu, le petit-fils du Cheik Abdoulaye Seck, inhumé sur place, nous obtenons l’autorisation de venir soigner les enfants, si nous obtenons aussi l’aval des marabouts. Nous parvenons alors à un accord : revenir le lendemain, 22 avril, et soigner les plaies des enfants, blessures ou gale, et de fournir des savons pour leur hygiène. Nous ne sommes autorisés à prendre des photos que dans le cadre des soins, les images de la structure étant interdites.

Sur les 60 enfants du Daara, nous en avons soignés une trentaine, à partir de notre matériel faisant parti des dons : désinfection avec antiseptique, nettoyage de la plaie, Bétadine, et pose d’un pansement ou d’une compresse. Les plaies étendues sont fréquentes et impressionnantes. Nous faisons alors notre possible pour soulager les enfants. Après une matinée à soigner, nous promettons de revenir établir un suivi sanitaire et de soigner à nouveau les enfants les plus atteints le 29 avril.

La quasi-totalité de notre matériel médical sera donné à la structure Jardin d’Espoir le 30 avril.
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